Expo/Carl LARSSON, l’imagier suédois

Au Petit Palais à Paris, l’imagier Suédois de la fin du XIXe siècle, Carl Larsson (1850-1919), peu connu en France, était à l’honneur ce printemps, à travers une exposition pleine de charme.

De ses aquarelles riches en couleurs, où dominent les verts et les oranges, de ses eaux-fortes ou de ses graphites, émane une joyeuse quiétude. La scénographie qui utilise les thèmes des feuillages ou des scènes peintes par l’artiste, participe à la grâce de cette exposition et l’ensemble fait entrer dans un bonheur paisible et inattendu, celui de la vie familiale.

Carl Larsson peint ce qu’il vit, un paradoxe pour cet homme dont l’enfance fut malheureuse. Son bonheur, il le construit avec sa femme, Karin, peintre elle-même. Il la rencontre en France, alors qu’il cherche à Paris une reconnaissance qu’il tarda à obtenir, auprès d’un groupe d’artistes anglo-saxons et scandinaves qui s’était implanté à Grez-sur-Loing, près de la forêt de Fontainebleau.

De retour en Suède, ils se fixeront à la campagne, dans le village de Sundborn, situé dans la région pittoresque de Dalécarlie.

Karin semble être l’âme de la famille et il est bon de la voir à maintes reprises. Sur l’un des tableaux présenté (le repos dominical), seules ses mains sont visibles, mais son visage est peint sur la porte coulissante de la pièce. Carl Larsson saisit à maintes reprises les situations qui se tiennent dans sa maison et le visage de l’épouse aimée se retrouve sur plusieurs autres peintures, sur cette même porte coulissante, donnant un aperçu très précis de leur intérieur et de ses évolutions… et de la place de Karin.

De leur mariage naitront 8 enfants qui serviront tour à tour de modèles et de muses au peintre : c’est Suzanne, leur fille aînée qui bat le beurre dans la cuisine, mais aussi la pêche aux écrevisses qui rassemble mère et enfants au bord de l’eau, ou encore les enfants qui fêtent l’anniversaire d’une des employées de la maison dans une bonne humeur manifeste. Des séquences audiovisuelles d’époque le présentent dans sa vie quotidienne : en bateau lors d’une inondation, avec deux de ses filles, lors de déjeuner de famille ou devant son chevalet croquant à l’envi sous un parasol, ses proches, femme, enfants… Certaines œuvres ont la précision de photographies, la technique très nouvelle à l’époque, a beaucoup influencé l’artiste, tout comme celle des estampes japonaises qu’il a découverte à Paris.

C’est cet univers familier, fait de simplicité, source de son inspiration, qui apportera une reconnaissance internationale à Carl Larsson, à travers notamment un premier album « notre maison » publié en 1897 et qui en fait, aujourd’hui encore, un des peintres les plus aimé des Suédois.

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